Quelle énergie pour demain ?

Pas de développement sans énergie. Et pas d’énergie sans impact environnemental, ni sans prise de risque.

Notre marge de manœuvre, aujourd’hui, est limitée. Nous connaissons les impacts des énergies fossiles, dont les réserves seront de toute façon épuisées un jour, sur le réchauffement climatique. Nous connaissons aussi les risques associés à la production d’énergie nucléaire, sans compter le cadeau empoisonné que nous ferons aux générations futures avec les déchets à longue durée de vie.

L’énergie, il faut la produire, la stocker, la transporter, et enfin l’utiliser. Nous devons réfléchir à toutes les étapes de cette chaîne, pour diversifier les modes de production, améliorer les rendements et maîtriser la consommation. Car la meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas. Et les gisements sont énormes.

Enfin, et quitte à paraître rétrograde, je plaide pour des formes d’énergies, utilisées depuis la nuit des temps et pourtant méprisées aujourd’hui, à redécouvrir : L’énergie humaine, et l’énergie animale. Accessibles à tous, mêmes au plus pauvres des pays les plus pauvres, elles peuvent changer la vie de bien des gens, du pêcheur vietnamien à qui un crédit bonifié permettra l’acquisition d’une bicyclette pour se rendre plus vite au marché, à l’agriculteur burkinabé, qui utilisera un bœuf, plutôt que ses bras et ceux de ses enfants, pour labourer son champ, jusqu’à l’ingénieur suédois qui arrivera plus en forme et de meilleure humeur au bureau après 20 minutes de vélo.

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