Appel à vocations

Nouveau métier : « Ingénieur de la vie et du développement durable ».

L’expression n’est pas de moi, elle est de Lothaire Zilliox dans le texte d’une conférence sur l’eau, dans le cadre de l’Université de tous les savoirs (13 Octobre 2000).

Qu’attend-on de ces ingénieurs de la vie et du développement durable ?

Qu’ils soient des généralistes plutôt que des spécialistes. Qu’ils soient capables d’une vision globale, intégrée, plutôt que d’une vision réductionniste. Qu’ils réagissent à leur environnement, et qu’ils interagissent avec chacun. Qu’ils soient créatifs et concrets, et qu’ils apportent des solutions nouvelles. Qu’ils soient les catalyseurs des compétences de l’entreprise ou de leur administration.

Qu’ils soient des professionnels citoyens, responsables, plutôt que des militants.

Ces ingénieurs de la vie et du développement durable devront travailler dans des environnements complexes, en permanente mutation. Il se doivent d’être réalistes, parce qu’on attend d’eux des résultats concrets, mais conscients de la gravité des enjeux de notre société et de l’urgence de la situation.

Ils existent déjà : Ils sont ingénieurs, qualiticiens, managers, et ont compris que l’entreprise du 21ième siècle vit non seulement de ses clients, mais aussi de ses interactions avec l’ensemble de la société et de l’écosystème mondial. Il leur reste maintenant à prendre conscience de leurs atouts et à s’organiser, autour de leurs valeurs et de leur éthique.

"A ressources matérielles égales, à contraintes économiques équivalentes, la victoire va aux groupes dont les membres travaillent pour le plaisir, apprennent vite, tiennent leurs engagements, se respectent et se reconnaissent les uns des autres comme des personnes, passent et font passer plutôt que de contrôler des territoires".

Tout un programme pour une formation de troisième cycle : A quand un Mastère Spécialisé « Ingénieur de la vie et du développement durable » ?

Les autres éditos :

-  Le développement durable, une nouvelle religion ?
-  Les indics dans la balance
-  Tous acteurs, tous responsables
-  Pour arrêter de parler de développement durable